Les caissons à air comprimé

publié le 21 novembre 2007 (modifié le 28 décembre 2007)

 

Gravure, Métro de Paris ligne 4, 1906
Gravure, Métro de Paris ligne 4, 1906
(Collection privée)

Le procédé "révolutionnaire" de Jacques TRIGER fit le tour du monde. Les améliorations ne tardèrent pas. On transforma rapidement le simple cylindre en véritable caisson. On put dès lors utiliser la technique pour construire les fondations de divers ouvrages (Pont de Kehl, du Firth of Forth, Tour Eiffel...).

Les ouvriers creusaient le terrain dans une chambre inférieure, sous pression, et le caisson métallique s’enfonçait de quelques dizaines de centimètres par jour.
À une certaine profondeur, le caisson était rempli de béton puis laissé en place. Il suffisait ensuite de construire des piles classiques par-dessus.

L’adaptation pour la construction du métro parisien sous la Seine était toute trouvée : on assembla, à sec sur le quai, des énormes caissons métalliques qui, mis bout à bout, constituaient le tunnel. Ils étaient d’abord échoués à leur position, presque définitive, et les mineurs pouvaient commencer à creuser sous ces boîtes, dans une chambre hyperbare. L’élément disparaissait petit à petit sous le lit du fleuve.
N’hésitez pas à vous arrêter un instant à la station St Michel ou Cité de la ligne 4 du Métro parisien : vous comprendrez et observerez ces caissons gigantesques !

Les accidents, lors de ces chantiers, étaient malheureusement assez fréquents. Paul Bert, à la fin du XIXe siècle en faisait le triste constat. Depuis ses études sur les effets physiologiques de l’air comprimé, d’énormes progrès ont été réalisés (réglementations, tables, soins...).

Le dernier gros chantier ayant eu recours au fonçage à l’air comprimé est la construction des piles du Tokyo Harbour Great Bridge en 1989. Toutes les opérations sous air comprimé étaient automatisées : UES (Unmanned Excavation System).

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