Les différents types d’aérogares

publié le 18 septembre 2007 (modifié le 28 mai 2008)

 

Selon la structure et le niveau de trafic à écouler, il existe plusieurs types d’aérogares.

Nice Côte d'azur vue d'ensemble
Nice Côte d’azur vue d’ensemble
(photohèque STAC/Véronique Paul)
  • L’organisation verticale de l’aérogare peut être à 1 niveau, 1 niveau ½ ou 2 niveaux, les concepts à plusieurs niveaux se justifiant à partir d’un certain volume de trafic pour séparer efficacement les flux de passagers et de bagages au départ et à l’arrivée.
  • Il existe plusieurs « modèles » d’aérogares : linéaire, linéaire à poste éloigné, à jetées, à satellites ou modulaire. Chacun possède ses avantages et inconvénients (taux de contact, coûts en investissement et maintenance, flexibilité, distances à parcourir, temps de connexion...), et est plus ou moins indiqué en fonction des contraintes et objectifs de l’aéroport.
Aérogare de Mayotte Mamadzou
Aérogare de Mayotte Mamadzou
(phothothèque STAC/JL Thirion)
  • On peut schématiquement identifier 4 grands types de trafic aérien : le trafic régulier, le trafic vacances (vols charter), le trafic « low cost » et enfin le fonctionnement en « hub ». Chacun de ces trafics a des priorités spécifiques, conduisant à des modèles d’aérogares différents.
    • Par exemple, le « hub » ou plate-forme de correspondance est un aéroport qui permet aux passagers de changer rapidement et facilement de vol. Destiné à optimiser le remplissage des vols pour la compagnie basée, son efficacité est renforcée par une certaine synchronisation des horaires des vols. Les enjeux d’une aérogare adaptée à un tel trafic seront donc : des connections internes efficaces (transports rapides entre terminaux), une bonne qualité de service en particulier pour les passagers haute contribution (qui représentent 1/3 des passagers, mais 50% de l’espace dans l’avion et 80% des revenus des compagnies !), des infrastructures spécifiques pour les passagers en correspondance, une fluidité dans le traitement (équipements modernes, minimisation des files d’attente).
    • Les compagnies à bas coûts fonctionnent sur un modèle totalement différent, avec de fortes fréquences, un trafic origine/destination et des passagers à basse contribution financière. Une réponse adaptée aux besoins des compagnies à bas coûts visera donc : réduction des coûts au strict minimum, temps de retournement courts, surfaces commerciales plus importantes générant des revenus pour l’aéroport, desserte efficace en transport.
    • S’il est illusoire d’espérer traiter tous les types de trafic dans une aérogare unique, il est néanmoins possible de trouver des convergences de concepts permettant de faire cohabiter dans une même infrastructure du trafic charter, low-cost et régulier par exemple.
    • Des exemples de facteurs d’augmentation de surface dans une aérogare à haut niveau de service : bagages décentralisés, système de tri et convoyage des bagages, système de transport rapide de passagers, intermodalité, circulation multi niveaux, agrandissement des zones commerciales.
    • Des exemples de facteurs de diminution de surface dans une aérogare à bas niveau de service : pas de jetées et ni de service associé, pas d’infrastructures de transfert, pas de hall de tri bagage, surfaces de bureaux diminuées, solution sur un seul niveau.