Les implications

publié le 3 novembre 2009 (modifié le 27 septembre 2010)

 

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En matière de développement durable, l’impact des travaux publics s’exerce à plusieurs niveaux :

  • à travers le chantier lui-même,
  • via les infrastructures mises en place,
  • par l’influence que celles-ci peuvent exercer sur les comportements à l’échelle d’un territoire, d’une région, etc.

Pour ce dernier point, on peut donner l’exemple d’une desserte ferroviaire qui permettra aux usagers de moins utiliser leur voiture, et donc réduire leurs émissions de gaz à effet de serre.
Les Travaux publics peuvent aussi avoir une action positive directe en faveur de l’environnement, par des réalisations visant à préserver ou restaurer des écosystèmes menacés.
Le développement durable comporte aussi un volet économique et social, auquel les Travaux publics contribuent au tout premier plan. Important pourvoyeur d’emplois, ils ont vu leurs conditions de travail fortement évoluer ces dernières années en termes de sécurité et d’efficacité.
Enfin, le secteur contribue, par les équipements réalisés, au dynamisme économique du pays : si la France est l’un des premiers pays développés en ce qui concerne les investissements étrangers, les enquêtes sur le sujet montrent que c’est en grande partie dû à la qualité de ses infrastructures (transports, énergie, etc.)

Un mutation déjà entamée

Pour tout projet, il convient de maîtriser notamment :

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  • la consommation d’énergie, génératrice de gaz à effet de serre en la réduisant à la fois par des innovations technologiques en termes de matériels et de matériaux, et par une évolution des comportements (écoconduite...) et des modes d’organisation ;
  • la consommation de matières premières, renouvelables ou non en privilégiant le recyclage et l’approvisionnement local. De nouveaux procédés permettent également d’économiser ces ressources, notamment l’eau ;
  • la production de déchets et de polluants, de mieux en mieux surveillée.

Opter pour une telle approche se révèle doublement positif. D’abord parce que le développement durable pèse de plus en plus lourd dans les appels d’offre publics. La législation issue du Grenelle appelle ainsi à privilégier les solutions les plus respectueuses de l’environnement : pour refuser celles-ci, il faut désormais prouver qu’elles ne sont pas possibles « à un coût raisonnable ».

De même au niveau international, les programmes de financement de la Banque Mondiale pour les années à venir s’intègrent dans le Plan d’action pour une infrastructure durable (Sustainable Infrastructure Action Plan), qui donne la priorité aux équipements durables.
Enfin, cela peut constituer l’occasion d’une réduction significative des coûts, notamment à travers la facture énergétique. On peut prendre l’exemple du chimiste américain Dupont de Nemours, qui a réussi à diminuer de près de 70 % ces dépenses dans ce domaine...

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