Les infrastructures réalisées par les allemands

publié le 17 septembre 2007 (modifié le 28 mai 2008)

 

Ancien aérodrome de Poix ceinturé par les infrastructures allemandes
Ancien aérodrome de Poix ceinturé par les infrastructures allemandes
(planche extraite de l’Atlas historique des terrains d’aviation - droits réservés : DGAC)

Hormis celles qu’ils neutralisèrent ou destinèrent à un autre usage ou dont encore ils ordonnèrent la remise en culture, les allemands dotèrent au minimum les terrains d’aviation, qui tombèrent entre leurs mains, d’aires bétonnées de dispersion en périphérie. Celles-ci allèrent, en nombre, de quelques unités comme à Vertain, Escarmin ou Beaumont-le-Roger à la constitution de réseaux ramifiés comme à Montélimar, Ancône, Nîmes, Courbesac, Toulouse, Francazal ou Valence-La-Trésorerie.

Tentant de se confondre avec la voirie routière, ces réseaux ramifiés pénètrent comme celle-ci les lieux habités ou rejoignirent les lisières des massifs boisés afin d’y disparaître.

Au-delà de cet aménagement de base, certains de nos aérodromes furent dotés d’une voie de circulation ceinturant généralement l’ancienne emprise et allant encore du schéma le plus dépouillé, comme à Guyancourt, à une variante plus élaborée, comme à Saint-Brieuc-La Plaine.

La configuration la plus achevée, à laquelle correspond d’ailleurs la majorité des cas, est celle où le dispositif comportant voie périphérique et aires de dispersion était complété par une, comme à Morlaix-Ploujean, deux, comme à Poix, ou trois pistes d’envol bétonnées, comme à Abbeville.

S’agissant enfin de la longueur de ces pistes, celle-ci était généralement comprise entre 1600 m et 1800 m. De 1200 m à 1350 m autour de Paris, elle n’était, par contre, que de 600 m à 700 m près des côtes faisant face à l’Angleterre. À l’opposé, les pistes allemandes construites à Dole et Mont-de-Marsan étaient respectivement longues de 2000 m et 2450 m.