Les ponts romains

publié le 27 novembre 2007 (modifié le 4 mars 2008)

 

Les ponts des Celtes à la période gallo-romaine

 
A gauche : pont de Sommières (photo Georges Reverdy). A droite, pont de Lurs Ganagobie (photo Marcel Prade)
  • Les routes romaines franchissaient les rivières et les fleuves sur des gués aménagés, des ponts de fascines, des ponts de bois et des ponts de pierre. Les ponts de bateaux furent sans doute rares. Celui d’Arles est bien connu grâce à la célèbre mosaïque d’Ostie.
  • Les ponts de bois furent les plus nombreux, mais il n’en reste rien. La plupart devaient ressembler à l’ouvrage construit sur le Rhin par César (cf, livre IV, op. cité). Des structures plus élaborées ont certainement été réalisées : les bas reliefs de la colonne Trajane en donnent un exemple avec le pont édifié par Trajan sur le Danube.
  • Environ 72 ponts de pierre ont été construits en Gaule. Il en reste une dizaine. Tous ont été réparés, élargis, remaniés. Néanmoins c’est encore un exemple de ce que fut l’art romain du pont.

Le pont de Sommières (en haut à gauche) :
situé sur le Vidourle, RN 110. Majestueux, quasi-augustéen, cet ouvrage date du 1er siècle. Construit en moyen appareil, il comporte 9 arches en plein cintre par arceaux juxtaposés. Il en avait 17 à l’origine. Il appartient à la même famille monumentale que le pont du Gard, c’est-à-dire à l’école gréco-romaine de la Provence et du Languedoc.

Le pont de Lurs-Ganagobie (en haut à droite) :
situé sur le ravin du Buès. C’est une voûte à double rouleau de 7,80 m d’ouverture. Les assises basses de la culée nord, sont en grand appareil, celles de la culée sud montrent des restes de moyen appareil. Sur la culée nord est gravé un phallus protecteur. Il date probablement du IIe siècle. Classé Monument Historique.

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