Les ponts suspendus du XIXe siècle

publié le 27 novembre 2007 (modifié le 4 mars 2008)

 

 
Le pont de Tonnay, Charente. Il est aujourd’hui interdit à la circulation automobile (photos Marcel Prade et ASCO-TP).

Description des ponts suspendus du XIXe siècle

  • Le principe des ponts suspendus est ancien mais il a été repris aux USA par Finley vers 1810.
  • En 1819, Telford commence le pont sur la Menai (Pays de Galles). Remarquable par sa travée de 177 m, l’ouvrage montre les immenses possibilités de cette solution.
  • Marc Seguin en est l’apôtre en France. En 1824, associé à ses frères, il construit sur le Rhône à Tournon, le premier grand pont suspendu français : 170 m de longueur en deux travées de 85 m. Le succès est total.
  • Aussitôt l’engouement est tel que plus de 400 de ces ouvrages sont construits dans la première moitié du siècle.
  • Mais trop légers, leur tablier est en bois, ils sont fragiles et trop sensibles au vent. Abandonnés vers 1850, ce n’est qu’à la fin du siècle, après les travaux de Roebling en Amérique et notamment la construction du célèbre pont de Brooklyn à New York et d’Arnodin en France qu’ils retrouveront droit de cité.
     
    Le pont de La Voulte sur le Rhône. Construit en 1888, plusieurs fois remanié,
    c’est un ouvrage qui annonce les réalisations du XXe siècle
    par ses poutres de rigidité triangulées et son hourdi,
    aujourd’hui en béton armé. Sa longueur est de 278 m,
    avec une travée centrale de 180 m (photos Marcel Prade).