Les principes de conception

publié le 18 septembre 2007 (modifié le 28 mai 2008)

 

Une aérogare moderne se doit d’être évolutive, extensible, flexible pour s’adapter aux évolutions rapides du trafic et répondre à la demande des compagnies aériennes.

Aérogare provisoire de Nice 1953
Aérogare provisoire de Nice 1953
(photothèque STAC/René Bouvier)

En dehors des contraintes générales de conception dans le domaine du bâtiment (notamment environnement, géologie, risques naturels, urbanisme, sécurité, accessibilité...), la construction d’une aérogare est soumise à un certain nombre de contraintes spécifiques :

  • des contraintes réglementaires en matière de servitudes de dégagement aéronautiques et de servitudes radioélectriques ;
  • des contraintes d’implantation par rapport à la desserte extérieure et par rapport à la configuration de l’aire de trafic avions : l’aérogare est une interface dont les articulations avec le « côté ville » et le « côté piste » doivent être soignées.

L’aérogare doit concilier un grand nombre d’objectifs ou d’enjeux qui ne sont pas toujours compatibles :

  • le respect de toutes les contraintes listées précédemment, ainsi que des règles de sûreté et de sécurité ;
  • des objectifs de fonctionnalité, de qualité de service et de facilitation pour les usagers, d’intermodalité ;
  • des objectifs de qualités environnementale et architecturale du bâtiment ;
  • des enjeux commerciaux qui ont un impact sur les usages et donc sur la conception (compagnies à bas coûts, hubs, déploiement de l’A380, mise en place de nouvelles technologies...) ;
  • et enfin des enjeux financiers importants. Ces investissements coûteux demandent une vision à long terme, parfois difficile à concilier avec la volatilité des opérateurs de transport aérien.
Nice Côte d'Azur Aérogare 2 et extension
Nice Côte d’Azur Aérogare 2 et extension
(photothèque STAC/Véronique Paul)