Les procédures AFIS

publié le 19 septembre 2007 (modifié le 29 mai 2008)

 

Sur les aérodromes à faible trafic, un service d’information au sol peut être suffisant. Il sera fourni par un agent AFIS. Malgré des responsabilités moindres, les besoins fonctionnels de l’AFIS sont similaires à ceux du contrôle d’aérodromes.

L’alternative de l’information de vol

Quand un aérodrome n’est pas sous contrôle, un service AFIS peut être assuré. L’organisme AFIS, mis en place sur un aérodrome au bénéfice des aéronefs évoluant dans la circulation d’aérodrome, doit communiquer à ces derniers :

  • Les éléments relevant du service d’information de vol et dénommés paramètres : piste en service, direction et vitesse du vent à la surface et variations significatives, visibilité du sol, quantité de nuages bas et hauteur de leur base (si disponibles), température de l’air, calage altimétrique (QNH), pression atmosphérique, heure exacte.
  • Les renseignements en sa possession portant sur le trafic connu et notamment le trafic en circulation d’aérodrome ou en train d’effectuer une approche aux instruments et les autres activités aéronautiques susceptibles d’intéresser les pilotes.
  • Les renseignements disponibles portant sur l’état de l’infrastructure, le fonctionnement des aides visuelles et radioélectriques, l’existence de travaux de construction ou d’entretien, la présence d’obstacles sur la plate-forme ou à proximité, l’heure de référence, les résidus de précipitations comme neige, glace, givre, etc.

Le service AFIS doit également :

  • choisir la ou les pistes en service ;
  • placer ou occulter les signaux au sol ;
  • actionner les aides visuelles ;
  • surveiller l’état de l’aire de manoeuvre ;
  • prendre les mesures adaptées lorsque des anomalies sont décelées sur l’infrastructure ou les aides visuelles et radioélectriques de l’aérodrome ;
  • retransmettre à l’organisme de la circulation aérienne concerné tout renseignement ou toute demande émanant d’un aéronef ou d’un exploitant, en particulier la demande de clairance pour les vols au départ qui vont être contrôlés dans un délai rapproché ;
  • assurer le service d’alerte.

La ou les personnes chargées du service AFIS doivent donc bénéficier d’un local leur permettant d’assurer le service dans de bonnes conditions. Ce local devra reprendre dans une large mesure les caractéristiques d’une vigie utilisée pour le contrôle d’aérodrome. La personne chargée de l’AFIS devrait voir l’ensemble du circuit aérodrome et avoir un accès facile à l’aire de manoeuvre.

Prise en compte de l’importance de l’aérodrome

Sur les aérodromes de petite ou moyenne taille, le contrôle d’aérodrome est assuré à partir d’une seule position de contrôle. En revanche, dès que la fréquence de mouvements devient importante, il n’est plus possible qu’un seul agent puisse effectuer un contrôle d’aérodrome global. On aboutit alors à plusieurs contrôles, où chaque contrôleur n’a en charge de suivre qu’une partie du mouvement de l’aéronef, hormis le responsable de la tour de contrôle (chef de quart). La détermination du nombre de positions de contrôle nécessaires est la première étape dans la démarche de conception d’une vigie.

Il faut également prévoir les fonctions supplémentaires spécifiques auxquelles sont affectés des postes de travail comme la position chef de quart, la position prévol, la position commande de balisage, le bureau de piste, etc. De plus, il faut envisager la possibilité d’assurer une formation en vigie pour les contrôleurs débutants, d’où la nécessité fréquente d’avoir des postes doubles.