Les questions d’environnement

publié le 5 octobre 2007 (modifié le 2 janvier 2008)

 

l’A 28 et son environnement

La construction d’une autoroute doit à la fois tenir compte du milieu naturel, des activités humaines et du patrimoine culturel environnant.

. Rivières, étangs et nappes d’eau souterraines : les études d’impact déterminent les dispositifs de protection à mettre en place afin d’éviter l’écoulement direct dans le milieu naturel des eaux pluviales en provenance de l’autoroute.
Les rétablissements des cours d’eau franchis par l’autoroute et les rejets des eaux de ruissellement dans le milieu naturel sont traités dans le cadre de la loi sur l’eau du 3 janvier 1992 et de ses décrets d’application. En particulier :
- les eaux de ruissellement sont recueillies et se décantent des matières en suspension et métaux lourds dans des bassins de rétention,
- elles sont ensuite rejetées dans le milieu naturel avec un débit contrôlé après passage dans un déshuileur,
- les fossés sont rendus imperméables dans la traversée des captages.

. Bruit : Plusieurs types de mesures contribuent à réduire le bruit généré par la circulation autoroutière : utilisation progressive de revêtements de chaussée à faible émission sonore, écrans acoustiques, murs antibruit et merlons de terre.

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(droits réservés)

Faune : Des aménagements sont spécialement conçus pour la faune. Ils concilient un double objectif : interdire l’accès de la chaussée aux animaux sauvages, tout en permettant les échanges et migrations de part et d’autre de l’autoroute.
Pour la petite faune, des " crapauducs " assurent le déplacement sous la chaussée des crapauds, grenouilles et autres batraciens ainsi que des petits mammifères. Pour la grande faune, des passages pour animaux sauvages (PAS) sont mis en place .

. Traitement paysager : L’intégration paysagère (modelé des terrains, plantations) d’ A 28 a été réaliséé par Bernard Lassus, architecte paysagiste.
La construction d’une nouvelle autoroute transforme les territoires traversés. D’une manière générale, le mouvement des terres permettra de raccorder le terrassement aux courbes de niveau du terrain existant de telle sorte que ce modelé artificiel apparaisse à terme tout à fait naturel. Les plantations sont ordonnancées de manière à constituer des fenêtres ouvertes sur le paysage de la Sarthe, en évitant les alignements d’arbres parallèles aux voies. De plus, l’aménagement du paysage prend en compte les préoccupations de loisirs des populations locales : ainsi, les rétablissements de cheminements piétonniers et de sentiers de grande randonnée ont par exemple été intégrés.

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(droits réservés)

. Le patrimoine archéologique : Au même titre que l’environnement naturel, le patrimoine archéologique et historique est désormais pris en compte dans le cadre des grands travaux et fait systématiquement l’objet d’études préalables.
Comme le prévoit la loi, le tracé de l’autoroute entre Arçonnay et Maresché a fait l’objet d’une prospection archéologique méthodique effectuée avant le début des travaux et suivie de fouilles sur certains sites. Les travaux ont été mené en quatre phases : l’étude documentaire, la prospection mécanique, l’évaluation des indices de site et la fouille des sites retenus.
L’étude documentaire est destinée à faire un premier bilan des connaissances archéologiques dans les régions traversées.
La prospection systématique par sondages mécaniques de 20 mètres de long disposés en quinconce sur tout le long du tracé permet de détecter les indices d’occupation humaine. Ceux-ci se présentent sous la forme de fosses et fossés, murs, objets divers, etc.
L’évaluation des indices de site repérés permet d’estimer l’étendue, l’état de conservation, l’attribution chronologique et l’importance des découvertes dans le contexte archéologique global.
La fouille du site est la dernière opération de terrain. Si le site a été jugé de nature à produire des informations inédites, cette fouille dite " de sauvetage " consiste à décaper intégralement le sol et à procéder à un enregistrement rigoureux de tous les vestiges.

 

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Les informations recueillies aux nord du Mans bouleversent entre autres, aux dires des archéologues, la connaissance de la métallurgie ancienne - la paléométallurgie - au niveau national mais également européen. La diversité et l’état exceptionnel de conservation de structures allant de l’époque gauloise au Moyen Age témoigne de l’évolution d’une activité dont l’importance économique reste encore méconnue.