Les routes au Moyen-âge

publié le 28 novembre 2007 (modifié le 4 mars 2008)

 

Les routes au Moyen-âge et à la Renaissance

La voie Regordane à Portes

Peut-on parler de routes au Moyen-âge ?

Les principales devaient être les anciennes voies romaines, plus ou moins dégradées, avec à côté d’elles les chemins liés à l’exploitation des terres, au fur et à mesure du défrichement des forêts. Les plus célèbres sont les chemins de Compostelle, liés au développement du pèlerinage à Saint Jacques au XIe siècle mais empruntés presque exclusivement par des piétons, ou de rares cavaliers. Ils sont surtout jalonnés par les sanctuaires fréquentés par les pélerins ou les refuges destinés à les abriter. On peut les comparer valablement à nos actuels sentiers de grande randonnée, dont plusieurs ont repris leur tracé.

Le plus ancien texte concernant les routes du Moyen-âge date de la fin du XIIIe siècle. Ces coutumes de Clermont en Beauvaisis définissent surtout les largeurs à respecter pour les diverses catégories de chemins, c’est-à-dire leurs emprises, sans y distinguer la partie "chaussée".

Comme beaucoup de ponts les chemins importants fréquentés par les marchands et leurs bêtes de somme étaient à péage, au profit de seigneurs chargés de les entretenir, mais qui les délaissaient complètement.

Les auberges étaient l’équipement essentiel des grands chemins, avec leurs écuries pour les chevaux.

L’auberge de la Tête Noire à St Symphorien de Lay

Louis XI fut le premier à établir sur certains des relais officiels pour ses chevaucheurs, qui devinrent à la fin du XVIe siècle un réseau de routes de poste couvrant tout le territoire.