Les routes du XIXe siècle

publié le 28 novembre 2007 (modifié le 23 juillet 2011)

 

Les sinuosités de la route de l’Estérel
Le tunnel du Lioran

 

La première moitié du XIXème siècle a été une grande époque pour la voirie : l’entretien des routes impériales, puis royales, est maintenant bien organisé, avec des cantons et des cantonniers permanents dont les tâches sont précises et le travail surveillé.

Il y a longtemps eu des controverses sur l’adoption du procédé de Mac Adam, qui a fait ses preuves en Angleterre : il comporte des chaussées moins épaisses, en supprimant l’encaissement et le gros blocage de Trésaguet, mais elles sont établies au-dessous du sol naturel, avec des matériaux d’empierrement concassés, bien calibrés et propres, pour rendre leur couche à peu près imperméable.

La technique est encore améliorée avec le développement progressif de l’emploi des rouleaux compresseurs. Parmi les autres progrès on installe des poteaux de signalisation aux carrefours et, à partir de 1844, on procède périodiquement au recensement général de la circulation pour bien connaître les besoins.

Mais surtout, sous la monarchie de Juillet, le réseau aujourd’hui national a été terminé, en améliorant les nombreuses sections de routes royales rectilignes, qui avaient de trop fortes pentes, adoucies en adoptant des tracés plus longs et plus sinueux. On a percé aussi le premier grand tunnel routier, au Lioran, dans le Cantal.

Puis on n’a plus guère touché aux routes, par suite de l’extension continue du réseau de voies ferrées.