Les routes du XVIIe siècle

publié le 28 novembre 2007 (modifié le 4 mars 2008)

 

 

Sully, grand "voyer" de France, fut le premier à s’occuper sérieusement des grandes routes et de leur entretien, en y faisant participer largement le trésor royal.

Il n’y avait pas alors de véritable technique de construction des chaussées, en dehors de rares routes pavées comme celle de Paris à Orléans.

Ce sont surtout quelques ponts remarquables qui rappellent aujourd’hui son œuvre, sans oublier le développement des plantations d’ormes le long des routes, suivis pendant trois siècles de belles plantations d’alignement d’arbres de toute sorte.
Après lui malheureusement les routes seront abandonnées pendant cinquante ans, jusqu’à l’arrivée de Colbert, ministre à la fois des travaux publics et des finances, qui leur donna tous ses soins jusqu’à sa mort en 1683. Il a fait aussi ouvrir quelques nouvelles routes surtout stratégiques, aux frontières, comme celle reliant Metz à Strasbourg pour réunir au royaume ses dernières extensions territoriales.

Mais si la construction des ponts avait encore progressé, les techniques routières restaient rudimentaires, le premier traité de construction des chemins d’Henri Gautier ne paraissant qu’en 1693 à Toulouse.

Et les instructions de Colbert pour les voyages du Roi dans les provinces étaient de remplir les mauvais passages de terre et de bois, à défaut de cailloux et de pierres, ou de passer par les champs riverains en ouvrant les haies et en comblant les fossés.

Quant aux pavages, ils étaient de diverses sortes, soit de cailloux de rivière, soit de morceaux de bancs de rocs placés de chant, quand on ne disposait pas de bancs de grès de bonne qualité comme en Ile de France, d’où l’on pouvait tirer de beaux pavés du Roi.