Les routes du XVIIIe siècle

publié le 28 novembre 2007 (modifié le 4 mars 2008)

 

Tracés routiers dans le traité des chemins de Gautier
Construction d'une route - Jospeh Vernet, 1774
Construction d’une route - Jospeh Vernet, 1774
(Louvre)

 

Elles ont été réalisées à partir de la Régence (1715), et surtout après la formation d’un corps d’ingénieurs spécialisés dans la construction et les travaux publics par l’École des ponts et chaussées, fondée en 1747.

Elles ont alors fait l’objet de projets, dressés par des dessinateurs à partir de relevés faits sur le terrain, corrigés par les ingénieurs et réunis en atlas par Trudaine et Perronet.

Elles ont été réalisées le plus souvent au moyen de la corvée, période de travail imposée chaque année aux paysans du voisinage.

Elles sont tracées en général du plus grand alignement que faire se pourra, avec des coudes brusques et de fortes rampes en terrain difficile.

Leur chaussée, de 5 à 6 m de largeur, est pavée près de Paris et sur certaines sections très circulées, ou constituée de gravier sur du blocage en fondation. Elle est bordée de larges accotements enherbés, où l’on circule aussi à l’occasion, de grands fossés, et souvent de belles plantations.

A la fin du siècle, elles sont dotées de bornes royales en grès, toutes les 1000 toises, donnant en général la distance de Paris et surtout on y installe, sur certaines sections, les premiers cantonniers pour en assurer l’entretien permanent.