Les routes pour automobiles

publié le 28 novembre 2007 (modifié le 6 janvier 2008)

 

La première route réservée aux automobiles, appelée "route express", de Châlon à Montchanin
La première route réservée aux automobiles, appelée "route express", de Châlon à Montchanin
L’ingénieur Jean Baudet fût à l’origine de ce concept.
Premiers panneaux de signalisation de route express

 

Le réveil de la route, au tout début du XXème siècle, a suivi directement le développement de l’automobile, qui s’est longtemps bien accommodée des anciennes chaussées qui ne l’avaient pas prévue.

Mais il a fallu d’abord rapidement lutter contre la poussière que soulevaient les voitures en roulant directement sur le macadam. On s’y est appliqué en répandant sur les chaussées toutes sortes d’huiles ou de produits chimiques, et c’est le Dr Guglielminetti qui a montré le premier tous les avantages du goudron. Son répandage s’est progressivement réalisé, mais quarante ans plus tard toutes les routes nationales n’étaient pas encore revêtues.

On a d’ailleurs amélioré cette technique en mettant au point des émulsions de goudron et de bitume puis des bitumes fluxés avec divers solvants, et en faisant des revêtements plus ou moins rugueux.

L’accroissement de la vitesse des véhicules a conduit à améliorer les tracés des routes en augmentant le rayon des virages, en réduisant le bombement des chaussées et en donnant à leur profil en travers un dévers convenable dans les courbes.

Puis le développement de la circulation a obligé d’élargir les routes au départ des grandes villes alors que les anciennes n’avaient jamais eu plus de 2 voies de circulation.

L’augmentation du poids des camions a quand à elle nécessité la construction de chaussées plus solides, plus épaisses ou plus rigides, en adoptant dans certains cas des dalles en béton de ciment ou des couches de matériaux enrobés de goudron ou de bitume.