Les stades en France

publié le 28 décembre 2020 (modifié le 31 mai 2021)

Présentation de 15 stades répartis sur le territoire français. Un panorama de 1938 à 2017 sur des équipements sportifs qui ont évolué au cours des temps.

 

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L’essor des compétitions sportives au début du siècle et plus encore entre les deux guerres s’est traduit par la réalisation de parcs ou de complexes multisports dans les grandes villes (Parc des Princes à Paris, Parc municipal du Ramier à Toulouse, etc ..), où ont été installés des pistes cyclistes et d’athlétisme, des piscines et des terrains de football et de rugby avec des tribunes.

Ces équipements sportifs ont évolué au cours des temps, avec de plus grandes capacités pour les spectateurs et vers l’accueil des compétions de sports collectifs, football et rugby. Les nouvelles techniques du génie civil ont été mobilisées pour l’extension des grands stades, par exemple dès 1938 le recours au béton armé pour les tribunes toujours en service du stade de Bordeaux.

L’évolution a été plus marquée à l’occasion de l’organisation de grandes compétions internationales dont la France était nation d’accueil : Championnat d’Europe de football en 1984 et en 2016, Coupe du monde de football 1998, Coupe du monde de rugby à venir en 2023. La tendance est d’agrandir des stades anciens ou de construire de nouveaux stades pour l’accueil de 40.000 personnes environ. La France dispose également d’un très grand stade, le Stade de France à Paris, pour recevoir des compétitions d’exception.

Les stades constituent de grands ouvrages de génie civil. Les tribunes sont généralement en béton armé et comportent de grands gradins préfabriqués. Une structure fait exception, celle du Parc des Princes à Paris avec ses portiques cantilever en béton précontraint qui en assurent également la couverture. Les toitures des stades sont conçues pour éviter des obstacles à la vue des spectateurs ; ce sont généralement des structures portées par des charpentes métalliques imposantes. Une exception notable concerne la toiture du stade de France portées par des tirants accrochés à de grands mâts. L’enveloppe de ces stades fait parfois appel à des structures innovantes : ainsi la structure en bois du stade de Nice et la dentelle en béton du stade Jean Bouin à Paris.

Les stades présentés dans les fiches qui suivent, ne sont en général que partiellement couverts, à l’exception de deux d’entre eux : le stade Pierre Mauroy à Lille dispose d’une toiture mobile portée par des poutres métalliques de grande portée pouvant assurer une couverture totale et le stade Paris La Défense Aréna est muni d’une couverture fixe fermée constituée d’une structure métallique.

Jean-François COSTE et Georges PILOT