Lutte contre les crues

publié le 4 octobre 2007 (modifié le 2 janvier 2008)

 

À Conqueyrac (Gard) un barrage à pertuis ouvert.
À Conqueyrac (Gard) un barrage à pertuis ouvert.
(droits réservés)
Un réservoir sur la Marne, à Saint-Dizier
Un réservoir sur la Marne, à Saint-Dizier
(droits réservés)

 

Les barrages, par le stockage temporaire de l’eau et l’écrêtement des débits, permet de limiter efficacement les dégâts dus aux crues.

Le vaste mouvement d’urbanisation du XIXe siècle a donné une acuité nouvelle à la question de la lutte contre les crues. Il ne s’agit plus seulement de protéger les habitations, mais aussi les installations industrielles.

L’année 1856 va marquer un tournant, du fait de crues exceptionnelles sur tout le territoire français. Elles conduisent à la création de services des inondations à Aix (Durance), Saint-Étienne et Orléans (Loire), Lyon (Rhône) et Paris (Seine).

Des équipements polyvalents

Certains aménagements ont été réalisés spécialement dans ce but, comme par exemple sur la Seine et ses affluents (Aube, Marne, Yonne). Ces installations peuvent d’ailleurs cumuler plusieurs fonctions, comme celle qui assure le refroidissement de la centrale nucléaire de Nogent.

Des barrages à pertuis ouvert, permettant de ralentir les crues, ont aussi été mis en place, comme dans le Gard à partir des années 1950.

Une culture de l’inondation

Le barrage des Trois Gorges, inauguré début 2006 en Chine, a également été bâti avec l’objectif affiché de lutter contre les crues. Celles-ci pouvaient se révéler ravageuses, comme à l’automne 1998 où elles causèrent la mort de 300 000 personnes !

La lutte contre les crues passe aussi par le développement d’une véritable « culture de l’inondation ». Cela suppose, par exemple, d’éviter de construire dans les zones menacées.

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