Mise en œuvre

publié le 28 octobre 2007 (modifié le 21 novembre 2007)

 

La mise en œuvre du béton est une opération très importante, dont dépendent en grande partie la réussite d’un ouvrage et sa pérennité dans le temps. Il convient donc d’y apporter un soin particulier et de prendre en compte tous les paramètres techniques et climatiques.
De la sortie du malaxeur à l’ouvrage fini, le béton passe par différentes phases : transport, coulage dans un coffrage ou un moule, vibration, maturation, démoulage et cure. Ces différentes phases impliquent le recours à des techniques devant respecter des règles d’exécution, appelées « règles de l’art ».

Mise en œuvre du béton à la benne
Mise en œuvre du béton à la benne
(Droits réservés)

L’APPROVISIONNEMENT DU BÉTON

Il faut : éviter les chocs ou les manœuvres brutales pouvant entraîner la ségrégation du béton, prévoir un temps de transport compatible avec le temps de début de prise du béton et par temps froid, protéger le béton contre le gel.

LA MISE EN PLACE DU BÉTON

Les coffrages doivent être : suffisamment rigides et indéformables pour supporter la poussée du béton frais et étanches pour éviter des fuites de laitance. Ils doivent être nettoyés et traités avec un produit démoulant adapté avant chaque utilisation.
Les armatures doivent être correctement calées et positionnées.
La hauteur de chute du béton doit être limitée pour éviter les risques de ségrégation ; la vitesse de bétonnage aussi constante que possible.

LA VIBRATION DU BÉTON

Elle est indispensable pour obtenir des bétons présentant de bonnes caractéristiques mécaniques et des parements de qualité.

LE BÉTONNAGE PAR TEMPS CHAUD (1) OU PAR TEMPS FROID (2)

(1) Par temps chaud, pour éviter la dessiccation du béton, il convient de limiter la température du béton frais et de protéger le béton par une cure adéquate. On utilisera de préférence un ciment à faible chaleur d’hydratation.
(2) Par temps froid, en dessous d’une température de 5 °C la prise du béton est quasiment arrêtée, et en dessous de 0 °C, le béton risque de geler. Dans ce cas, il est possible de réchauffer l’eau de gâchage ou les granulats ou de chauffer le béton ou de calorifuger les coffrages. On utilisera de préférence un ciment à durcissement rapide.

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