NAVIER Claude

publié le 29 novembre 2007 (modifié le 8 février 2009)

(1785 - 1836)

(1785 - 1836)

Traité sur la construction des ponts.

Au département de la Seine, il dirige la construction des ponts de Choisy, Asnières et Argenteuil, ainsi que la passerelle de la Cité à Paris.

Après plusieurs missions en Angleterre entre 1821 et 1823, sur l’état des chaussées empierrées, les chemins de fer et leur législation, le mouvement des wagons dans les courbes, l’emploi des locomotives et l’influence de la pente..., il rédige son fameux mémoire sur les ponts suspendus. L’Académie des Sciences l’accueille dès 1824 dans sa section mécanique, en remplacement de Bréguet.

Soudain tout bascule avec la démolition tragique en 1827, sur décision du Conseil municipal de Paris, du monumental pont suspendu formé d’une seule arche de 155 m qu’il vient d’achever face aux Invalides ! La rupture d’une conduite maîtresse des eaux de la ville a occasionné des tassements dans les contreforts de retenue, rive droite. Malgré la défense véhémente de son projet par Prony qui propose de renforcer la résistance des contreforts, rien ne change le cours des choses... il ne se remettra jamais de cet événement qu’il évoque dans de nombreux écrits.

Assistant Elsenman dans la chaire de mécanique appliquée à l’école des Ponts et Chaussées, il en devient titulaire en 1819 et, début 1831, occupe également celles d’analyse et de mécanique laissées vacantes à Polytechnique par la démission de Cauchy.

Disciple et ami de Fourier, on lui doit plusieurs mémoires sur l’équilibre des corps solides élastiques, l’action mécanique des combustibles, le mouvement des fluides et l’écoulement des liquides dans les tuyaux.

Sous sa direction est également effectuée la réédition des deux ouvrages fondamentaux de Belidor : La science des ingénieurs (1813) et une version très remaniée du premier volume de L’architecture hydraulique (1819).

Il rédige aussi plusieurs rapports sur le chemin de fer de Paris au Havre, les concessions de travaux publics et la police du roulage. Nommé inspecteur divisionnaire en 1835, il meurt prématurément à 51 ans, toujours inconsolable.