Politique depuis 2 siècles

publié le 15 octobre 2007 (modifié le 6 mars 2008)

 

1801 : Napoléon 1er crée une commission des phares, composée de marins, de savants et d’ingénieurs des Ponts et Chaussées.

1825 : Sous l’impulsion d’Augustin Fresnel, ingénieur des Ponts et Chaussées, son secrétaire, la commission propose un "système" d’éclairage des côtes de France, à partir de 49 feux, qui appliqueront les travaux de Fresnel sur les appareils lenticulaires, plus puissants que les projecteurs paraboliques. Les travaux de la commission des phares donnent naissance à une institution : le service des phares. Ce service a deux missions : assurer la gestion du réseau d’éclairage et de balisage des côtes de France et conduire une politique d’innovation technique pour améliorer ses établissements. Le dépôt du Trocadéro est donc un lieu de pouvoir administratif, mais aussi un atelier et un espace d’expériences.


1855
 : Le service des phares met en place une ambitieuse politique de balisage diurne à l’aide d’amers, de bouées et de balises. Il rationalise alors son implantation sur le littoral pour entretenir et réparer ce nouveau réseau à l’aide d’une flotte de bateaux baliseurs.

1889 : Dans le cadre de la Conférence de Washington
Les puissances maritimes décident de coordonner leurs politiques de signalisation. Le service des phares et balises développe son activité en conciliant l’écoute des besoins locaux, le développement des grands ports du pays et les exigences de coordination de la signalisation maritime à l’échelle de la planète.

Tout au long de ces années, les ingénieurs développeront la gamme des solutions techniques. Ils adapteront aux phares les innovations technologiques de leur époque, en particulier l’éclairage électrique qui renforce la puissance des éclats.