Pont Mirabeau

publié le 21 septembre 2007 (modifié le 24 septembre 2007)

 

Le pont Mirabeau
Le pont Mirabeau
(photo ENPC)

Comme le pont Alexandre III, le pont Mirabeau est un chef d’oeuvre de technique et d’élégance architecturale. Réalisé de 1893 à 1896 par l’ingénieur Rabel, responsable des ponts de Paris, assisté des ingénieurs Résal et Alby, c’est le premier pont métallique en arcs à culasses, composé de deux ossatures symétriques qui, en s’arc-boutant, donnent à la structure son équilibre. Le pont comprend une arche centrale de 93 mètres encadrée de 2 arches de 32,4 mètres de portée. Malgré son abaissement extrême au niveau des quais, il offre un espace suffisant au passage des péniches.

Il doit son nom au voisinage de la rue Mirabeau. La fine rambarde lui donne un charme tout particulier avec quatre statues de bronze, bien en chair, qui enfourchent les proues de barques formant les avant-becs des piles. L’une d’elles met à sa bouche la trompette de la Renommée, et semble clamer on ne sait quel message. Ce sont quatre divinités marines de A. Injalbert

Le pont Mirabeau
Le pont Mirabeau
(photo ENPC)

Concepteurs : RESAL et ALBY
Date de réalisation : 1893
Longueur : 190 m
Largeur : 20 m
Dispositif constructif : Trois arches métalliques de 32, 93 et 32 m, sept fermes en acier, en cantilever. Chaque ferme se compose de deux moitiés symétriques, s’appuyant l’une sur l’autre à la clé par une articulation. Appuis sur piles par rotules ; appuis sur culées avec des ancrages à bielle. (Une demi-ferme en cantilever comprend une volée de 49 m et une culasse de 37 m). Culées fondées sur pieux. Piles sur caissons descendus à l’air comprimé et reposant sur la craie.

Le pont Mirabeau
Le pont Mirabeau
(photo ASCO-TP)

Œuvres en rapport avec le pont :
a) Il a inspiré à Guillaume Apollinaire en 1912 l’un de ses plus beaux poèmes (tiré du recueil Alcools) :
Le Pont Mirabeau :
« Sous le pont Mirabeau coule la Seine
Et nos amours
Faut-il qu’il en souvienne
La joie venait toujours après la peine... »
b) « Le Pont Mirabeau », chanson de Serge Reggiani.