Ponts des XVIIe et XVIIIe siècles en Bourgogne

publié le 27 novembre 2007 (modifié le 4 mars 2008)

 

Les ponts en maçonnerie

Description des ponts en maçonnerie à l’époque classique (XVIIe-XVIIIe siècles) en Bourgogne.

Les provinces du centre de la France sont dirigées par un intendant nommé par le Roi. La compétence de Perronet, premier Ingénieur des Ponts et Chaussées s’y étend. C’est pourquoi les ponts y présentent une certaine unité de forme et de conception.

Au contraire, la Bourgogne et le Languedoc, pays d’État, disposant d’une large autonomie et d’une bonne administration, ont produit des ouvrages d’une grande originalité.

Les ponts bourguignons sont pour l’essentiel, l’œuvre d’Emiland-Marie Gauthey, ingénieur de la Province. Néanmoins ils présentent une grande diversité de forme et de décoration ; leurs piles sont épaisses. Ils sont tous fondés sur pilotis arasés à une faible profondeur sous l’étiage. Solution rapide, économique mais risquée.

Le pont de Chatenoy-le-Royal (1757) est constitué de 2 arches en plein cintre de 5 m d’ouverture, est extraordinaire par l’importance et l’originalité de sa décoration. Une telle ornementation est, en effet, exceptionnelle, même dans les ponts de très grandes villes, il est d’ailleurs classé Monument Historique. Il a longtemps été considéré comme le chef d’œuvre voulu par l’ingénieur Gauthey.
 

 
Le pont de Chatenoy-le-royal sur la Thalie (photo Marcel Prade).
 
Le pont de Navilly (1790) sur le Doubs en Saône et Loire (photo Marcel Prade).