Ports anciens, précarité

publié le 11 octobre 2007 (modifié le 4 mars 2009)

 

Peu de réalisations ont résisté à l’épreuve du temps

Le site du port punique de Carthage aujourd'hui
Le site du port punique de Carthage aujourd’hui
(origine : Présidence de la République Tunisienne)

 

Les dimensions des navires susceptibles d’être reçus dans les ports étaient limitées, jusqu’au XIXe siècle.

  • par la technique de la construction navale ;
  • par les caractéristiques de ces abris naturels : leur longueur ne pouvait dépasser la quarantaine de mètres et leur tirant d’eau n’excédait pas 3 à 4 mètres.

Mais, malgré ces faibles dimensions, des difficultés sont vite apparues à cause du dépôt des sédiments dans les bassins d’eau calme des ports. Ce qui a nécessité :

  • soit leur enlèvement mécanique (apparition des dragues) ;
  • soit dans certains cas extrêmes l’abandon du port (par exemple Brouage en Charente-Maritime), parfois au profit d’un nouveau port plus à l’extérieur du fleuve (exemple, en Seine Maritime, de l’abandon d’Harfleur pour la création du Havre en 1517).

Les ouvrages des ports, réalisés en maçonnerie ou en bois, ont mal résisté aux assauts de la mer, aussi bien physiques que chimiques. Il n’en subsiste que quelques vestiges. Ils ont souvent été enfouis dans les nouveaux aménagements au fur et à mesure que les ports étaient étendus vers la mer pour trouver des profondeurs suffisantes afin de recevoir des navires de plus grandes dimensions.