Pourquoi aménager ?

publié le 25 octobre 2007 (modifié le 7 avril 2008)

 

Production d'énergie, navigation, irrigation : trois motifs d'aménager le plus puissant des fleuves français
Production d’énergie, navigation, irrigation : trois motifs d’aménager le plus puissant des fleuves français
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Les aménagements réalisés par la CNR le long du Rhône visaient à :

  • exploiter le potentiel hydroélectrique du fleuve,
  • contribuer à sa domestication et à la valorisation agricole des régions traversées,
  • favoriser la navigation à travers la constitution progressive d’un canal grand gabarit.

La production d’énergie hydroélectrique

Avec l’hydroélectricité, l’énergie produite dépendra de la hauteur de la chute d’eau et du débit du cours d’eau. Le Rhône est le plus puissant des fleuves français, avec une pente très forte dans le Haut Rhône (1 m/km) et une remontée dans sa partie centrale (70 cm/km). Les 18 centrales qui ont été construites le long du fleuve produisent chaque année un total de 16 milliards de kWh qui correspond à 25% de la production nationale d’hydroélectricité, et 5% de l’électricité totale. Les premières centrales ont été construites aux endroits où la pente était la plus forte, et étaient donc susceptibles de fournir davantage d’électricité : d’abord dans le Haut Rhône (Génissiat), puis sur le Bas Rhône (Donzère, Montélimar, Baix-le-Logis-Neuf, etc.).

La domestication du fleuve

Les aménagements du Rhône contribuent également à valoriser ses ressources agricoles tout en assurant la protection des aires voisines. Le but général est de régulariser le débit. 130 000 hectares de terres agricoles ont ainsi pu être irrigués, avec un débit maximal de 100 m3/s qu’il serait impossible d’atteindre sans les aménagements. Des contre-canaux permettent de contrôler le relèvement de la nappe phréatique, tandis que des digues longitudinales ont réduit la fréquence des inondations. La protection de 25 000 hectares a également été améliorée. En outre, la lutte contre les crues a été renforcée à travers les opérations de dragages ou l’aménagement de canaux de dérivation pour l’alimentation des centrales hydroélectriques.

La navigation à grand gabarit

La prise en compte de la navigation à grand gabarit a réellement débuté dans les années 70, avec la construction de l’ouvrage de Caderousse qui ouvre à celle-ci les deux tiers du Rhône entre Fos et Valence. Il faudra attendre la construction des aménagements de Péage de Roussillon (1977) puis Vaugris (1980) pour que la liaison soit complète jusqu’à Lyon. L’ensemble constitue désormais une voie navigable offrant un chenal d’au moins soixante mètres de largeur, avec des rayons de courbure supérieurs à mille mètres et une vitesse de courant inférieure à 2 mètres/seconde. Des plate-formes portuaires ont également été aménagées en partenariat avec les Chambres de Commerce et d’Industrie (Avignon, Beaucaire, Arles...).

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