Préservation de la biodiversité

publié le 4 novembre 2009 (modifié le 2 décembre 2009)

 

Par la variété des écosystèmes qui y cohabitent, la France constitue un sanctuaire d’une biodiversité exceptionnelle en Europe. C’est pourquoi le Grenelle de l’Environnement a insisté sur la préservation de ce patrimoine à travers la création de véritables « corridors biologiques » afin d’assurer la continuité des grands ensembles naturels du pays.

Les Travaux publics s’inscrivent directement dans cette démarche, d’abord à travers les multiples initiatives prises pour réduire leur impact sur l’environnement. Diminuer les émissions de gaz à effet de serre, développer le recyclage, etc. contribue évidemment à une meilleure préservation des écosystèmes.

Mais les entreprises du secteur vont plus loin, à travers des opérations menées en faveur de l’environnement immédiat des chantiers. Mieux, elles contribuent à travers des actions pédagogiques à sensibiliser les citoyens aux enjeux de la biodiversité.

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© RFF, LGV Rhin-Rhöne

Dès la conception des projets

L’action en faveur de la biodiversité débute dès la phase de conception, voire avant celle-ci.
En effet, une bonne connaissance des écosystèmes présents dans l’environnement d’un chantier permet d’épargner ceux-ci, ou, à défaut, d’effectuer les opérations de restauration nécessaires.

C’est ainsi que Réseau Ferré de France a réalisé une « photographie » détaillée des milieux naturels avant d’établir le tracé des lignes TGV Rhin-Rhône et Méditerranée. Cela a débouché sur de multiples mesures de protection, comme par exemple la création de 27 mares de reproduction pour les amphibiens (grenouilles, tritons, salamandres...) sur les 140 km du tracé Rhin-Rhône.
La ligne esteuropéenne qui traverse deux parcs régionaux et sept sites Natura 2000 a également fait l’objet d’une large mobilisation. Élus, riverains, associations, spécialistes ont été impliqués à travers de nombreuses actions : aménagement de passages, déplacement de mares, suivi écologique sur cinq ans... Cette évaluation a posteriori s’inscrit dans le cadre de la Loi sur les Transports Interieurs (LOTI), afin de mesurer les répercussions de ces opérations.

Travailler avec la nature

Aujourd’hui, la biodiversité est même devenue un véritable outil au service des projets d’aménagements. Ainsi, des anciens crassiers à Dunkerque hébergent désormais des colonies d’abeilles, qui contribuent à evaluer l’état écologique du site, tout en favorisant la restauration des écosystèmes environnants.

Défendre la biodiversité, c’est aussi lutter contre les espèces invasives menaçant l’écosystème local. Ainsi de l’ambroisie, plante originaire d’Amérique qui prolifère aujourd’hui sous nos latitudes. Son exceptionnelle résistance pose problème : le désherbage chimique est à éviter, mais l’arrachage serait trop coûteux. Une végétalisation préalable des sites, avec des espèces susceptibles de repousser l’envahisseur, constitue donc la solution.

À travers ces expériences, c’est une nouvelle ingénierie environnementale au service des Travaux publics qui s’esquisse...