Procédés originaux

 

La précontrainte par torons gainés graissés

Ce type de précontrainte s’est développé dans le bâtiment pour des éléments de structures coulés en place. Ils peuvent aussi être appliqués en précontrainte extérieure.
L’armature est constituée de torons préalablement graissés et gainés en usine. Dans la structure, les torons ne sont en général pas regroupés, mais utilisés individuellement. De mise en œuvre aisée, ils sont aussi appréciés pour la qualité de leur protection. Leur domaine d’emploi s’est largement étendu ces dernières années.

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Toron gainé graissé

La précontrainte par barres

L’industrie métallurgique propose des barres de précontraintes barres présentant des caractéristiques mécaniques un peu moindres mais assez semblables à celles des fils et torons. Des barres de diamètres 19 ou 26 millimètres sont disponibles. Certaines présentent des filetages permettant de les ancrer par boulonnage. D’autres sont lisses et peuvent être ancrées par des pièces à clavettes de conception comparable à celle des ancrages monotorons décrits précédemment.
Les barres de courte longueur sont très intéressantes pour assembler des éléments préfabriqués ; elles fonctionnent comme des boulons dont on peut contrôler facilement l’effort appliqué.

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Une barre et son ancrage

La précontrainte sans armature

La précontrainte peut être exercée par des outils spéciaux : des vérins plats. Il s’agit de sacs métalliques en tôle de faible épaisseur qui peuvent se déformer par injection d’un liquide (eau, huile, coulis de ciment ou résine) en générant des efforts élevés.

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Les vérins plats inventés par E Freyssinet sont intéressants pour créer économiquement des efforts de précontrainte par exemple dans le cas de dalle de grande longueur (voir la photo d’un joint de mise en compression de pistes d’aviation).

Les vérins plats sont placés dans des joints transversaux des dalles. Les dalles sont bloquées à chaque extrémité de la piste par des culées capables de reprendre sans se déplacer les efforts de précontrainte créés par l’ouverture des vérins plats.

Cette technique a été utilisée aussi pour la mise en précontrainte des caissons en béton formant la chaussée du tunnel sous le Mont-Blanc. Le précontraint règne sur 9 kilomètres environ soit les trois quarts de la longueur de la chaussée. Elle assure, en particulier, l’étanchéité permanente des caissons utilisés comme conduits pour la distribution de l’air de ventilation.