Recyclage

publié le 4 novembre 2009 (modifié le 30 novembre 2009)

 

Le recyclage possède un double intérêt, à la fois environnemental et économique. Il permet en effet de réduire les besoins en matière première, ainsi que la consommation énergétique lors de la transformation des matériaux. Cela entraîne de ce fait une diminution de l’impact écologique comme des coûts. On comprend donc que la législation française et européenne incite de plus en plus au développement de cette pratique.

Dans les Travaux publics, le recyclage concerne principalement deux matériaux, les granulats et le béton. Si la valorisation de ceux-ci a connu un réel essor depuis quelques années, elle garde une forte marge de progression pour l’avenir.

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© Colas

Une tendance qui se renforce

La diminution des réserves de granulats alluvionnaires est une tendance récurrente : ils représentaient par exemple 49 % des ressources du béton en 1988, 40 % dix ans plus tard. En outre, dans le cas du béton, l’utilisation de produits recyclés permet de restreindre le recours au ciment, et ainsi de limiter les émissions de gaz à effet de serre.

Cela suppose toutefois de mettre en place des dispositifs adaptés sur l’ensemble de la filière. Ainsi, la majorité des produits de la démolition se compose de matériaux composites. Une mise en place du tri dès le chantier, le suivi des matériaux employés pour connaître leurs caractéristiques, constituent autant de mesures destinées à faciliter le recyclage.
Autre ressource économisée, cette fois dans le domaine des revêtements routiers : le bitume, qui représente une part considérable des coûts de production des matériaux (jusqu’à 35 % au moment du pic pétrolier). Face à un renchérissement prévisible des coûts de l’énergie, le recylage représente donc là aussi une opportunité économique supplémentaire, tout en contribuant à diminuer impact environnemental et prélèvement sur les ressources.

Des progrès à confirmer

Reste que le recyclage des matériaux possède encore une marge de progression importante. Le taux pour le béton est de 8 %, et de 5,3 % pour les granulats routiers, à comparer avec les 18 % atteints en Allemagne ou dans les pays scandinaves. C’est pourquoi la convention d’engagement des entreprises des travaux publics signée le 25 mars 2009 s’est fixé un objectif ambitieux : 100 % de recyclage des fraisâts extraits des routes chaque année, correspondant à 18 % de matériaux recyclés dans l’utilisation finale.

On ajoutera que le recyclage demande une réorganisation du cycle de production, afin de renforcer la production de matériau sur site, à travers des unités fixes ou mobiles. Il reste en outre à connaître la résistance des produits à long terme, et à développer des techniques de fabrication améliorant leurs qualités de résistance, durabilité, etc.