Renouvellement des voies avant 1940

publié le 27 novembre 2007 (modifié le 29 février 2008)

 

Vers 1865 la méthode dite "révision générale" consistait à remettre complétement en état des tronçons de ligne, à l’aide d’un outillage manuel. Lors de ces opérations tous les éléments constitutifs de la voie étaient remplacés. Il s’agissait du renouvellement manuel de la voie avec :

  • Le dégarnissage du ballast à l’aide de pelles pioches et fourches ;
  • le criblage de ce ballast sur des tamis inclinés sur des chevalets ;
  • l’approvisionnement des traverses neuves et des rails neufs sur les accotements de la voie ;
  • la dépose des vieux rails puis des traverses usagées ;
  • la mise en place des traverses neuves des rails neufs puis de leurs fixations ;
  • le calage de la voie à l’aide des battes à bourrer et des crics de relevage, le ballast de complément était enfin approvisionné.

Ces travaux nécessitaient d’importantes équipes qui s’accommodaient de faibles interruptions de circulation.

Vers 1930 sont apparus des portiques lourds assurant la manutention complète de longueurs entièrement montées de 18 mètres, mais présentant l’inconvénient de circuler sur la voie contiguë, ce qui oblige l’arrêt des circulations.
L’enlèvement du ballast, à l’aide de simples excavateurs, s’effectue depuis la voie voisine, après dépose des rails et des traverses de la voie à renouveler.