Les XIXe et XXe siècles

publié le 20 novembre 2007 (modifié le 28 février 2008)

Au cours du XIXe, avec la possibilité de commander des compresseurs par des machines à vapeur, de multiples procédés de fondation au moyen de l’air comprimé sont apparus.

Depuis un caisson protégé des arrivées d'eau par de l'air comprimé des ouvriers alimentent en air un scaphandrier qui pose des sacs pour remplir une cavité naturelle (karst).
Depuis un caisson protégé des arrivées d’eau par de l’air comprimé des ouvriers alimentent en air un scaphandrier qui pose des sacs pour remplir une cavité naturelle (karst).
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Du XIXe au milieu du XXe, les grands changements : l’air comprimé

Cependant, avec l’augmentation des charges de service et en milieu très difficile, quand le bon sol est très profond, sous de mauvais terrains de surface perméables et noyés, comme c’est souvent le cas pour les fondations de pont où il faut descendre quelquefois très profondément à travers des alluvions plus ou moins lâches, il apparut au cours du XIXe, avec la possibilité de commander des compresseurs par des machines à vapeur, de multiples procédés de fondation au moyen de l’air comprimé.
C’est en 1851, en Angleterre, pour le pont de Rochester que fut employé pour la première fois l’air comprimé pour réaliser des fondations. Bien d’autres réalisations suivirent. Citons les exemples :

  • Pont de Kehl fondé grâce à des caissons. 1859-1867.
  • Pont suspendu de Brooklyn. 1870. Les fondations des deux piles descendent à 18 mètres de profondeur. Elles furent réalisées grâce à des caissons dont les plafonds et les côtés étaient en "yellow pine". Leur étanchéité était assurée par une feuille en fer blanc entre deux feuilles de papier goudronné.
  • Plus proche de nous, à Paris, la traversée de Seine de la ligne n° 4 du métro au Chatelet en 1906 fut réalisée au moyen de caissons préfabriqués, remorqués et mis en place par havage.

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