Le béton armé

publié le 20 novembre 2007 (modifié le 28 février 2008)

Du XIXe au milieu du XXe. La révolution industrielle, les grands changements : le béton armé.

Pour le béton en général, il y a d’autres articles sur ce sujet capital pour les travaux publics auxquels nous renvoyons l’internaute.

Pour les fondations la révolution du béton armé s’amorça après sa découverte vers le milieu du XIXe par Joseph Monier qui en fit des pots de fleurs. En effet, progressivement, le béton armé remplaça le bois pour les pieux battus.
Ce changement sera d’autant plus rapide que les forêts avaient du mal à fournir tous les beaux fûts de chêne nécessaires aux constructions industrielles de plus en plus lourdes. Ce qui n’empêche pas qu’il était encore possible, en 1964 à Ajaccio, de voir battre des pieux de bois pour fonder des immeubles de plusieurs étages.

Le béton armé permettra à la fin du siècle (1894) à François Hennebique de construire des ponts qui furent les premiers ouvrages en béton armé du monde.

Le béton armé servit aussi à faire des semelles de grandes dimensions et des radiers à nervures ou à voûtes renversées.

Plus tard viendront le béton préfabriqué, le béton précontraint et les bétons spéciaux qui trouveront aussi leurs applications propres mais ce qui fit faire un grand progrès aux fondations fut l’invention du béton coulé sous la boue. Ce procédé permit l’essor extraordinaire des parois moulées dans le sol.

On commença à couler le béton au fond de tubes qui protégeait celui-ci des arrivées d’eau. La colonne ne servait qu’à éviter la ségrégation due à une chute libre de trop grande hauteur.
Et puis lors de l’invention des parois vers les années 1950, la colonne servit à envoyer. Le béton sous la boue bentonitique dont la fonction était de maintenir la tranchée ouverte.