Ingénieur et scaphandrier

publié le 4 décembre 2007 (modifié le 26 septembre 2011)

Franck CAHAY, ingénieur de travaux et scaphandrier

Franck CAHAY, évoque sa double fonction d’ingénieur de travaux et scaphandrier :

 

Ingénieur ETP promo 94 et moniteur de plongée sous marine, j’entre juste après mon service militaire chez EMCC (Entreprises Morillon Corvol Courbot), leader français des travaux maritimes et fluviaux.

Je fais mes classes sur des chantiers de dragage, et battage de pieux et palplanches en tant que conducteur de travaux. Après une formation de scaphandrier professionnel, j’intègre le département travaux subaquatiques d’EMCC. Là, je dirige des chantiers de plus en plus importants et très diversifiés (travaux dans des écluses, sur conduite de rejet en mer, dans une piscine de stockage de combustible nucléaire, confortement de fondations d’ouvrage d’art en site nautique, localisation de munitions situées sur l’emprise du futur Port 2000 du Havre).

  • L’intérêt des travaux subaquatiques réside dans la complexité de la réalisation de chantiers soumis à une multitude de contraintes telles la pression, la profondeur, les courants, la turbidité des eaux, la houle...
  • Ma double compétence d’ingénieur et de scaphandrier m’a permis de mieux appréhender les difficultés de ces travaux. La diversité des clients tant publics que privés, dans des domaines comme le maritime ou le nucléaire m’a permis d’acquérir rapidement une polyvalence et d’accroître ma capacité d’adaptation.
  • Mobilité et disponibilité sont indispensables pour travailler dans ce secteur où les chantiers sont bien souvent situés à plus de 400 km de la maison et ne laissent donc que peu de temps le week-end pour profiter de sa famille.
  • Pour finir, les perspectives d’évolution dans ce domaine, pour les personnes ayant le bon profil, sont importantes dans la mesure où ce sont des travaux très spécifiques nécessitant un large panel de compétences relativement peu répandues.