Un nouveau barrage EDF dans les Alpes

publié le 20 août 2011 (modifié le 25 août 2013)

EDF a lancé les travaux de construction du nouveau barrage hydroélectrique de Romanche-Gavet (Isère). Il s’agit de la première installation hydroélectrique construite en France depuis 17 ans. Le barrage de Romanche-Gavet devrait être opérationnel en 2017.

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Illustration de la vallée © Archipicture

 

Le projet vise à remplacer 6 vieilles centrales (Livet, les Roberts, Les Vernes, Rioupéroux, Les Clavaux et Pierre Eybesse), dont certaines sont centenaires, par un seul et même ouvrage, respectueux de la protection de l’environnement. Pour ne pas défigurer la vallée de la Romanche, l’essentiel de l’ouvrage se trouvera sous terre.

Ce nouvel aménagement sera constitué des principaux ouvrages suivants :
• Un barrage - prise d’eau permettant de dériver l’eau sur la Romanche à Livet, à l’amont immédiat du pont de la Veyna
• Une galerie d’amenée en charge
• Une cheminée d’équilibre
• Un puits blindé
• Une usine souterraine à Gavet équipée de 2 turbines
• Des dissipateurs d’énergie constitués de 4 vannes
• Des conduites de fuite à la Romanche

Maquette du barrage - prise d'eau
Maquette du barrage - prise d’eau
EDF © Christophe Huret/ Domino Eurl

 

La retenue d’eau sera située à l’extrémité de la plaine de Bourg d’Oisans, environ 450 m à l’amont du Pont de la Véna. L’eau, prélevée à un débit maximum de 41 m3/s, empruntera une conduite de 9.3 km sous le massif de Belledonne, pour atteindre la centrale située à Gavet. Celle-ci profitera d’une chute d’eau de 268 m qui alimentera 2 turbines au coeur de deux groupes de production d’une puissance unitaire de 47 mégawatts (MW) chacun. L’eau turbinée sera ensuite restituée à la Romanche juste à l’amont du barrage de Gavet.

Le coût estimé du chantier est de 200 millions d’euros, dont 150 millions d’euros pour les opérations de génie civil.

C’est un chantier dont l’essentiel sera invisible. Actuellement au stade des travaux préliminaires de sécurisation des falaises, le chantier doit s’étaler jusqu’en 2017 et employer jusqu’à 250 personnes. A partir 2017, toute les anciennes infrastructures hydrauliques d’EDF seront rasées, seule la centrale des Vernes qui est classée monument historique sera préservée. Construite pendant la première guerre mondiale par le fabricant d’obus Charles Albert Keller, cette centrale en ciment moulé ressemble à une villa bourgeoise avec son jardin à la française agrémenté d’une énorme fontaine.

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