Souterrains de l’antiquité

publié le 15 novembre 2007 (modifié le 21 février 2009)

Les souterrains, de l’Antiquité au Moyen-âge

Entrée de l’aqueduc d’Uzès à Nîmes
coupe d’un aqueduc souterrain


 

 
Pour répondre aux besoins de l’irrigation et de l’alimentation des villes en eau les civilisations de la Mésopotamie, de l’Égypte, de la Grèce et de Rome, ont creusé des canaux aqueducs, non seulement à l’air libre, mais aussi en tunnel.

  • Dans la majorité des cas les techniciens creusaient en fait une tranchée à l’air libre, profonde de plusieurs mètres, et ils la recouvraient de voûtes de maçonnerie, puis de terre. Si la profondeur atteinte ne suffisait pas pour assurer la continuité du fil d’eau, ils creusaient de vraies galeries souterraines.
  • Dans ce cas, tous les 50 à 100 m ils réalisaient des puits d’aération et d’éclairage. On trouve en France des restes d’aqueducs souterrains de ce type à Rives de Giers, près de Lyon ou dans les environs de Nîmes.
  • À cette époque, certains ouvrages, exceptionnels ont été réalisés. L’un des plus fameux est le tunnel aqueduc construit en 530 avant J.-C. par Eupalinos, dans l’île grecque de Samos.

 
Il a été aussi réalisé sous l’antiquité des tunnels servant au transport des personnes, des animaux et des biens. Parmi eux, le tunnel de Pouzzoles est des plus remarquables : construit par les Romains en 37 après J.-C, il était long de 900 m, large de 7, 5 m et haut de 9 m ! Il traversait de bons terrains, de creusement aisé.
Lorsqu’il fallait creuser de la roche dure, il arrivait qu’on la chauffe et la dilate avec du feu, puis la refroidisse brutalement pour la faire éclater.
Au cours du Moyen-âge les modes de creusement et de soutènement sont restés toujours analogues à ceux de l’antiquité, mais, après la chute de l’empire romain, on n’a plus beaucoup construit d’aqueducs ni de tunnels.

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