Système d’Information Géographique (SIG)

publié le 17 avril 2009 (modifié le 4 mai 2010)

 

Les SIG permettent de faire ressortir les corrélations entre plusieurs strates d'information
Les SIG permettent de faire ressortir les corrélations entre plusieurs strates d’information
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Un Système d’Information Géographique (SIG) est un outil informatique destiné à stocker, gérer, analyser et combiner des données géographiques diverses : topographie, hydrographie, routes, végétation, agriculture, habitations...

Ces informations se matérialisent via des outils informatiques, sous forme de représentations graphiques simples (points, vecteurs, polygones, etc.) en 2D ou en 3D. Des animations permettent également de simuler l’évolution dans le temps des variables observées.

Les données sont dès lors organisées en couches thématiques superposées, qui peuvent être croisées avec des bases de données supplémentaires selon le sujet abordé. L’un des domaines privilégiés de ce type d’applications est l’aménagement du territoire. Elles sont également utilisées en matière de :

  • préservation de l’environnement et gestion des ressources naturelles,
  • prévention des risques,
  • marketing (localisation des clients, retombées des campagnes par zones géographiques...),
  • tourisme,
  • géologie (prospection minière),
  • gestion de réseaux télécoms, etc.

 

La qualité de l’analyse reste primordiale

Le principal intérêt d’une telle démarche est de faciliter l’analyse de données complexes sous forme de représentations graphiques plus directement parlantes. Elle nécessite de disposer des outils informatiques adaptés, notamment les logiciels qui doivent permettre de saisir et de manipuler les informations, gérer les bases de données, formuler les requêtes, les analyser et en fournir une visualisation intelligible pour les utilisateurs.
Les SIG constituent notamment des outils d’aide à la décision incontournables pour les élus des collectivités locales.

Les outils ne peuvent cependant pas tout, car il s’agit d’abord de se poser les bonnes questions et de disposer des données à même d’y répondre. La qualité de l’analyse reste primordiale. Il n’en demeure pas moins que le développement actuel des SIG est directement corrélé à l’essor de l’informatique. Internet a largement contribué à renforcer cette tendance, en facilitant l’échange de données entre les différents acteurs impliqués.

On peut également mentionner le DAO (Dessin Assisté par Ordinateur), même s’il n’est pas directement connecté aux autres sources d’information géographique. En effet, celui-ci permet de représenter un état des lieux de façon structurée (couches d’information) et géoréférencée (système légal de coordonnées). Ces données topographiques fondamentales peuvent ensuite être intégrées dans les SIG.

Les trois composantes d'un SIG : cartographie numérique, gestion de base de données, analyse spatiale
Les trois composantes d’un SIG : cartographie numérique, gestion de base de données, analyse spatiale
(© P. Bezard-Falzas)

Voir également SIG la lettre