Tachéomètres et stations totales

publié le 15 avril 2009 (modifié le 5 avril 2010)

 

L’étymologie du mot tachéomètre résume à elle seule l’une de ses qualités essentielles : elle signifie « mesure rapide ». L’émergence de ces appareils, au tournant des années 1960-1970, représente en effet une véritable révolution en termes de rapidité de la prise de mesure au moment du levé.

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(© Jean-François Delarue)

En effet, comme le théodolite qui l’a précédé, le tachéomètre permet de mesurer les angles horizontaux (ou azimutaux) et verticaux. La détermination planimétrique d’un point s’effectue par rayonnement, et par nivellement indirect pour les mesures indirectes. Mais à la différence du premier, il est aussi capable d’évaluer les distances. Les modèles qui peuvent en outre enregistrer en temps réel les grandeurs mesurées (cas de la plupart des appareils aujourd’hui) sont appelés « station totale ». Enfin, certains appareils intègrent même désormais un récepteur GPS, qui détermine lui-même sa position et occasionne donc un gain d’efficacité supplémentaire.

En détail, le tachéomètre repose sur un trépied et comprend :

  • dans sa partie haute, l’alidade, intégrant une lunette de visée, le berceau sur lequel repose cette dernière, et le limbe vertical permettant de déterminer les angles altimétriques ; le distancemètre, quant à lui, est intégré dans la lunette ;
  • dans sa partie basse, l’embase, qui relie le trépied et l’instrument, ainsi que les vis de calage qui lui assurent une position verticale très précise.
Un tachéomètre robotisé oriente le creusement d'un tunnel
Un tachéomètre robotisé oriente le creusement d’un tunnel
(© Scanlaser)