Techniques anti-fissures

publié le 6 novembre 2007

 

remontée de fissures
remontée de fissures
(USIRF - Droits réservés)

Dans les techniques anti-fissures les matériaux sont mis en interposition entre la couche existante et la nouvelle couche de roulement ou les couches de surface.
Les dispositifs anti-fissures visent à ralentir la remontée en surface des fissures transversales des graves hydrauliques ou des joints transversaux des chaussées en béton de ciment. Ces dispositifs ont aussi une vocation d’encaisser les cisaillements horizontaux dus aux variations thermiques extérieures.
La couche de roulement sur dispositif anti-fissures est constituée, d’un béton bitumineux très mince (BBTM) ou d’un béton bitumineux mince (BBM) voire d’un béton bitumineux semi grenus (BBSG).

  • Les Sables Enrobés Il s’agit d’un mélange de sable et de bitume. Le sable a une granularité 0/4 ou 0/6mm. La teneur en liant, obligatoirement modifié par des polymères est de l’ordre de 9 à 12,5ppc. Certaines formules comportent des fibres organiques (à base de cellulose), dosées de l’ordre de 0,3 à 0,5 ppc par rapport à la masse des granulats secs.
  • Les Enrobés Fibres Les enrobés fibres ont une granularité 0/8mm ou 0/10MM et le liant est en général un bitume pur de classe 50/70. Sa teneur est de l’ordre de 6,6 à 7,0 ppc. La teneur totale en fibres est d’au moins 10%. La teneur en fibres est comprise entre 0,3 à 1,0 ppc. L’épaisseur nominale est de 3 à 4cm.
  • Autres techniques anti-fissures
mise en place de géotextile
mise en place de géotextile
(USIRF - Droits réservés)

Il existe également d’autres dispositifs d’interposition qui ne sont pas d’enrobés :
- Les membranes bitumineuses
Elles sont dosées de 2 à 2,5 kg/m2 de liant modifié recouvert d’un enrobé coulé à froid (ECF).
- Les géotextiles manufacturés ou reconstitués en place
Ils sont collés sur la chaussée ave une émulsion de bitume polymère ou un liant chaud.
- La pré fissuration
Elle consiste à créer à des emplacements prédéterminés, lors de la mise en œuvre, les fissures de retrait de la couche traitée.
Les trois procédés de pré fissuration actuellement développés en France consistent à créer tous les trois mètres et avant compactage, un sillon transversal dans l’assise traitée.