Une période d’expension essentiellement monomodale

publié le 18 juillet 2012 (modifié le 19 juillet 2012)

 

L’acte de naissance du Sétra est l’arrêté du 1er décembre 1967 « portant organisation du service d’études techniques des routes et autoroutes », signé par François-Xavier Ortoli, ministre de l’Équipement et du Logement de Georges Pompidou. La spécificité monomodale de ce nouveau service est affirmée : nous sommes bien dans le monde de la route, déterminés à assurer sa postérité avec la construction planifiée des routes de nouvelle génération, les autoroutes.

Toutefois, le Sétra n’est pas né d’une génération spontanée. Il s’est au contraire constitué à partir de trois services préexistants :

  • le plus ancien, le service central d’études techniques (SCET), avait été créé aux lendemains de la Grande Guerre, par un arrêté du 18 décembre 1918 ;
  • le service spécial des autoroutes (SSA), créé à la fin de la dernière guerre, en 1945, et établi rue Liancourt ;
  • le service des études et recherches de la circulation routière, créé lui aussi dans l’après-guerre, a partiellement été versé dans les effectifs du Sétra.

 

Par la suite, plusieurs modifications de structures sont intervenues :

  • en 1969, une division de l’informatique, chargée d’installer et de gérer le centre informatique de l’administration centrale a été intégrée au Sétra ; c’est un lieu où se concentrent puissance de calcul et savoir-faire informatique en une époque où les techniques de traitement de l’information se répandaient dans les administrations ;
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    En 1969, le Sétra accueille les moyens informatiques de l’administration centrale.
  • en 1970 a été créé le CETU (Centre d’Étude des Tunnels), qui est rattaché fonctionnellement au Sétra ;
  • en 1971, les activités liées au milieu urbain ont été regroupées au sein d’une division unique qui est séparée du Sétra en 1976 pour constituer le CETUR (Centre d’Études Techniques sur l’Urbanisme). En 1995, le CETUR a quitté Bagneux pour Lyon et est devenu le CERTU (Centre d’Études sur les Réseaux, les Transports, l’Urbanisme et les Constructions publiques). Cette séparation a entraîné un resserrement des missions du Sétra sur l’espace interurbain ;
  • en 1975, la création du SERES (Service de l’Exploitation Routière et la Sécurité) au sein de la direction des routes et de la circulation routière a réduit le potentiel et le domaine de compétence du Sétra en matière de sécurité et d’exploitation.

 

Le CODIR du Sétra en 1995
Le CODIR du Sétra en 1995
De gauche à droite : G. Sauzet, Alb. Bourrel,
Y. Chargros, J. Pejoan, B. Basset, F. Perret,
G. Gros, J. Lévêque, J. Malbosc, Ch. Binet

 

Pour être complet, précisons que la création du Sétra ne fut pas un acte isolé. Le même jour, le ministre prenait un arrêté pour créer son pendant hors du champ routier : le Service Technique Central d’Aménagement et d’Urbanisme (STCAU). Mais l’existence de ce service a été éphémère.

L’historique des effectifs du Sétra est une courbe en « N » dont le maximum s’est situé au début des années 1980 pour atteindre 650 agents. Les dix étages du bâtiment de l’avenue Aristide Briand de Bagneux étaient alors combles et débordaient dans l’annexe de l’avenue Victor Hugo. Celle-ci a été restituée à son nouveau propriétaire, le Conseil général des Hauts-de-Seine en juin 2010.

A l’issue de sa période d’expansion et à l’aube du transfert à Sourdun, les effectifs cibles du Sétra se sont rétractés autour de 300 ETPT (Équivalent Temps Plein Travaillé). Les effectifs réels, sous l’effet de la restructuration se situent quant à eux autour de 200 agents.

 

Christian Després,
Ingénieur en Chef des Ponts, des Eaux et Forêts