Une prouesse technologique

publié le 25 septembre 2007 (modifié le 9 juin 2008)

 

Le pont de Normandie : travée centrale
Le pont de Normandie : travée centrale
(photo SETRA / Gérard Forquet)

Chaque étape de la construction a donné lieu à des réalisations spectaculaires : du pont démontable pour rendre le chantier accessible aux tests de traction avec un remorqueur...

Réalisé en presque 7 ans, le pont de Normandie a représenté un chantier monumental, dont chaque étape a été marquée par de très spectaculaires réalisations :

  • un pont provisoire et démontable de 750 m de long pour rendre le chantier accessible, revendu par la suite pour d’autres projets de grande ampleur ;
  • une île artificielle faite de gigantesques boîtes métalliques, bétonnées puis entourées de 50 000 tonnes de rochers, pour protéger le pylône nord contre tout risque d’accident ;
  • le recours à la technique du poussage, qui a permis de bâtir les viaducs d’accès sans échafaudages ! les pylônes de 214 m de haut, les plus élevés au monde à l’époque de leur réalisation. Ces pylônes ont demandé une année entière de construction, ils restent aujourd’hui encore une référence dans le domaine ;
  • le montage de la travée centrale et la pose des haubans, avec une précision au 1/20 000 et dans des délais de quelques minutes, sous la contrainte du vent qui a nécessité des essais préalables en soufflerie ;
  • la mise en valeur architecturale, à travers une illumination savamment conçue qui donne au pont toute sa valeur d’œuvre d’art ;
  • les derniers tests avant mise en service, qui ont impliqué non seulement des camions... mais aussi un remorqueur de 23 000 ch pour vérifier la résistance du tablier à la traction !

La rigueur qui a prévalu jusque dans les moindres détails a permis d’obtenir des résultats concluants : alors que le trafic a doublé en 5 ans, il n’y eut quasiment aucun accident à déplorer... et une seule fermeture par grand vent, pour quelques heures, lors de la tempête de décembre 1999 !

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